
Annecy le 30/05/2008 à 17 H
Relevé du 23/05/2008 au 30/05/2008
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Bonjour, Ces deux dernières années ont été marquées par un emballement des indicateurs écologiques : hausse record du prix du pétrole, crise du marché des matières premières et émeutes de la faim, changement climatique et multiplication de son impact (sécheresses, inondations, déplacements de populations)... Autant de preuves alarmantes qui attestent l’apparition conjointe de trois crises : écologique, sociale et économique. Il est urgent d’agir ! Vous l’avez compris, vous qui avez signé le Pacte écologique. Avec votre soutien, nous pouvons faire avancer les choses. Mais le temps presse… car nous avons sa doute sous-évalué la rapidité et l’ampleur de la crise qui touche notre planète. Par exemple, aujourd’hui, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmentent 33% plus rapidement que pendant les années 2000. Vous le savez, le gouvernement français a proposé un projet de loi visant à donner un cadre légal aux mesures prises lors du Grenelle de l’Environnement. Les experts de la Fondation Nicolas Hulot ont réalisé un important travail d’analyse de ce projet de loi. La loi de programmation Grenelle présente une somme d’objectifs et d'engagements significatifs pour répondre à l’impératif écologique. Sur le quantitatif, cette loi reflète le consensus qui s’est dégagé parmi les acteurs du Grenelle en octobre dernier. Cependant, certaines mesures parmi les plus « structurantes » ont été affaiblies ou ont disparu de la loi. La Fondation Nicolas Hulot doit ainsi, plus que jamais, continuer sa mission de veille et de lobbying. Il est maintenant vital d’informer tous les citoyens sur les enjeux écologiques et de porter auprès des décideurs politiques, que ce soit au niveau national, européen et international, les grandes propositions d’action présentées par le Pacte écologique. Ce travail demande, vous vous en doutez, des appuis importants pour donner les moyens aux experts de travailler, de légitimer leurs propositions et de faire pression sur les décideurs politiques. Cela n’a été et ne sera possible que grâce au soutien de donateurs particuliers comme vous. Il est indispensable pour la Fondation que je préside de continuer à peser fortement et cela ne sera possible qu’avec vos dons qui nous permettent de financer notre action et qui représentent aussi un signe fort de votre engagement. Notre terre ne peut plus attendre, nous devons imaginer de nouveaux modes de consommation, une nouvelle forme de démocratie… Au nom de notre planète et de la solidarité avec les générations futures, un grand merci pour votre présence à nos côtés.
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Pour toute les Vaches à lait de France mais aussi de toute l'Europe.
1 ) un peu d'histoire
En l'an de grâce 2000 après JC (quand même)
nous avions 1 Dollar à 1.2 Euros et 1 Baril de Pétrole à 60 Dollars
soit le Baril à 72 Euros
et on payait 1.00 Euro / litre
2) de nos Jours en 2008 après JC (toujours encore)
Nous avons 1 Dollar à 0.65 centimes d'Euro et 1 Baril de pétrole qui a explosé à près de 110 Dollars.
soit le Baril à 71 Euros (tiens, tiens !)
et on leur donne 1.35 Euros / litre
Et la, très chères Vaches à lait
On se pose la question suivante:
Si le Baril n'est pas plus cher pour nous en Europe qu'en 2000
Pourquoi l'essence est elle 35% plus chère qu'en 2000 ?
Il y en a qui doivent se remplir les poches !!!!!
Alors très chère Vaches à lait
continuez de travailler sagement car le jour viendra ou le dollar remontera et la je vous dis même pas !
Faites suivre au maximum de personnes
il faut que tous le monde le remarque.
On est des 'Vaches à lait' mais on n'est pas con !!!!!!
Ces dernières semaines les médias se sont inquiétés d’une remise en cause du Grenelle de l’Environnement en particulier à travers le débat sur la loi OGM. L’étape principale reste à venir : il s’agit de la loi d’orientation Grenelle qui devrait être présentée en juin devant le Parlement. Point d’étape.
Grâce à la mobilisation des 745 000 signataires du Pacte écologique, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme et les autres ONG environnementales ont pu obtenir que soit organisé le Grenelle de l’Environnement. Lancé au lendemain de l’élection présidentielle, le Grenelle est un processus qui a pour objectif la définition et la mise en œuvre d’une nouvelle politique environnementale en France. Son originalité tient au fait qu’il repose sur le dialogue entre les acteurs de la société française représentés dans cinq collèges (ONG, syndicats, employeurs, collectivités territoriales, État).
La première étape du Grenelle qui s’est déroulée de juillet à octobre 2007 avait pour objet de faire remonter les propositions des acteurs regroupés dans 6 groupes de travail thématiques(1). Elle s’est terminée fin octobre par une table ronde pendant laquelle le gouvernement et les représentants des 5 collèges se sont accordés sur 273 engagements consensuels.
La deuxième étape du Grenelle est en cours. Il s’agit maintenant de voter puis de mettre en œuvre les mesures proposées à l’issue de la table ronde d’octobre 2007.
→ Le vote de la loi OGM s’achève (voir focus ci-après).→ La loi cadre Grenelle est en cours d’élaboration par le gouvernement. Elle devrait donner un cadre législatif global aux conclusions du Grenelle. Elle devrait être présentée au Comité de suivi le 30 avril puis transmise au Parlement. Le vote devrait intervenir avant la mi-juillet.
Il est essentiel que la loi cadre soit à la hauteur des enjeux écologiques du xxie siècle et reflète le consensus issu de la première étape du Grenelle. Les acteurs de la société civile passent donc le relais aux parlementaires pour traduire les engagements du Grenelle en termes législatifs.
> Retour au Grenelle - Tribune co-signée par les représentants de 4 collèges du Grenelle (Le Monde - mars 2008)
Le rôle de la Fondation Nicolas Hulot et des autres ONG environnementales ?
Nous participons au comité de suivi du Grenelle(2). Nous intervenons afin de faire progresser les enjeux écologiques : rencontres avec des membres du gouvernement et de l’administration, publication de communiqués de presse, de tribunes, intervention dans le cadre du processus législatif (amendements, audition de nos chargés de mission par les parlementaires, envoi de courriers aux élus signataires du Pacte écologique…).
Focus sur la loi OGM
Les principes sur lesquels doit reposer la loi sur les OGM sont précisés dans l’engagement no136 du Grenelle : responsabilité, précaution, transparence, libre choix de produire et de consommer sans OGM. Transmise au Parlement par le gouvernement en décembre dernier, la loi sur les OGM a suscité de vifs débats. Aujourd’hui, le processus législatif touche à sa fin : l’essentiel du texte est adopté, seul l’article 1er pourra encore être modifié lors de la dernière lecture à l’Assemblée nationale les 13 et 14 mai prochains.
Premier bilan de la loi
L’article 1er, qui a suscité des débats houleux, touche un des enjeux essentiels de la loi : garantir la possibilité de produire et de consommer sans OGM. Il s’agit de protéger l’agriculture qui fait la réputation de la France, celle des terroirs et des produits de qualité. Les amendements des députés Chassaigne et Grosdidier(3) ont fortement renforcé cet aspect de la loi.
La loi est, par contre, insatisfaisante sur la question de la responsabilité (article 5). En cas de contamination, qui sera responsable et de quoi ? Selon la loi, ce sera principalement l’agriculteur produisant des OGM. Le problème est qu’il ne sera pas toujours facile de déterminer de quel champ proviennent les OGM à l’origine de la contamination. Par ailleurs, le texte prend surtout en compte les préjudices économiques. Qu’en est-il des dommages environnementaux ou moraux ? L’agriculteur biologique dont la récolte est contaminée ne perd pas que de l’argent.
Les enjeux à venir
→ L’article 1er de la loi : nous souhaitons qu'il ne soit pas modifié par les députés dans le sens
d’un amoindrissement de la protection des cultures sans OGM.
→ La transcription de la loi par décret : comment les cultures sans OGM seront-elles concrètement protégées ?
→ La composition du haut conseil des biotechnologies. Composé d’un comité scientifique et d’un comité économique, éthique et social. Il aura notamment pour mission de rendre des
avis sur les autorisations de mise en culture de nouveaux OGM. Son rôle sera donc essentiel.
Amendement Chassaigne. Il s’agit du fameux amendement n°252 dont on a beaucoup parlé dans les médias.
Article 1er Alinéa 2 « Les organismes génétiquement modifiés ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés
que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées “sans organismes
génétiquement modifiés”, et en toute transparence. »
La loi sur les OGM issue du « Grenelle de l’Environnement » et finalement votée à l’Assemblée Nationale, a été tellement amendée par les députés de la majorité que celle-ci est devenue une loi anti-faucheurs d’OGM.
La contre-partie pour la protection des cultures sans OGM était l’augmentation des peines à l’encontre des faucheurs d’OGM. Et de fait, c’est cette tout ce qui reste de cette loi prévue pour défendre l’agriculture biologique contre les multinationales des semenciers. Cette loi devrait donc s’appeler logiquement la loi « anti-faucheurs d’OGM »
Génération Ecologie regrette une telle régression par rapport aux attentes du « Grenelle de l’environnement » et dénonce l’attitude rétrograde des parlementaires conservateurs plus sensibles selon le sénateur de la Manche, Jean–François Le Grand aux pressions du « lobby de semenciers » qu’à la santé environnementale des citoyens.
Génération Ecologie aimerait en savoir plus sur la nature de ces pressions. Est-ce qu’il s’agit de simples pressions amicales, de menaces, ou de propositions financières ? Le peuple français qui élit ses députés a le droit de savoir.
Génération Ecologie salue également le courage de la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet face aux députés de sa majorité mais regrette qu’elle ait tellement fait le vide d’écologistes autour d’elle et autour de l’UMP qu’il ne s’en trouve plus assez aujourd’hui pour défendre son projet.
C’est encore une occasion manquée et à ce rythme les catastrophes écologiques devanceront certainement la prise de conscience des parlementaires.
PARIS, 09 avr 2008 (AFP) -
Le "lobby des OGM a gagné" et le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés en cours d'examen à l'Assemblée nationale "organise le droit à polluer et la rétention d'information",
s'insurge mercredi l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.
Mme Lepage, qui se dit "catastrophée" et "scandalisée" par le texte, a indiqué à l'AFP que "le lobby des OGM a gagné, le Grenelle (de l'environnement) est enterré".
Après l'examen par les députés, estime Mme Lepage, "on avait deux ou trois avancées sur lequelles (le Premier ministre François) Fillon a déjà annoncé qu'on allait revenir".
Pour cette avocate spécialiste du droit de l'environnement, mobilisée de longue date contre les OGM, "le gouvernement est en train de prendre la responsabilité historique de mettre en cause la
santé des Français".
Evoquant le rapport que lui avait commandé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo sur la gouvernance écologique, notamment sur l'expertise et l'information du public, elle estime que le
texte sur les OGM "tourne le dos à toutes (ses) propositions".
Quant aux députés UMP, "ils ne veulent pas nous entendre parce qu'ils vivent sur une autre planète: les engagements du président de la République sont foulés au pied", a ajouté Mme Lepage.